Rose Mariton
N°26 : COQUILLETTES CLUB, l'éveil à l'alimentation

🥬 Plongez l'univers ludique et coloré de Rose Mariton, fondatrice de Coquillettes club !🚀 Les kits d'activités proposés par @coquillettes club sont conçus pour les enfants de 3 à 6 ans, en collaboration avec des professionnels de la petite enfance. Ils offrent une approche ludique de l'alimentation, encourageant ainsi le développement de comportements alimentaires sains et responsables. Les enfants cuisinent, expérimentent et s'amusent avec les légumes, transformant même le brocoli en vedette cool ! 🥦💚✌️

Cet épisode n'est pas disponible au format vidéo. Profitez de l'écoute !
La transcription de cet épisode est en cours...

Bienvenue à tous ceux qui sont curieux de découvrir des récits inspirants d'hommes et de femmes entrepreneurs. Ici, vous êtes sur notre chaîne YouTube microco.com, dans notre podcast « A vous le microcommerce ». Aujourd'hui, partons à la rencontre de Rose Mariton, qui a créé Coquillette Club, anciennement les Papilles Vertes.

Effectivement, lorsque nous l'avions interviewée, il s'agissait encore des Papilles Vertes, et elle a changé ce mot pour Coquillette Club, pour être plus en ligne avec les valeurs qu'elle souhaite véhiculer.

Partons à sa rencontre et découvrons son univers entrepreneurial.

Bonjour Rose, bienvenue à notre podcast. 

Merci de m'accueillir. 

Est-ce que tu pourrais nous dire, pour commencer, en quoi consistent les Papilles Vertes ? 

En fait, l'idée, c'est de jouer autour de l'alimentation, de faire jouer les enfants, vraiment les très jeunes enfants, ceux qui ont entre 3 et 6 ans. Ça part un peu du constat qu'un enfant sait assez peu de choses sur l'alimentation, où il sait, on peut lui dire des choses autour de la nutrition et ce genre de choses, mais ce n'est pas toujours très complet pour lui.

Et en plus, l'alimentation, c'est global, c'est vraiment comment les aliments sont produits, qu'est-ce qu'il y a dans notre assiette, et c'est aussi ce qui se passe quand on mange ce genre de choses. Moi, j'ai pris le parti de créer, c'est la toute première version, de créer un carnet de jeux autour de l'alimentation.

Donc là, le thème, c'est les couleurs. Et en fait, l'enfant, donc 3-6 ans, c'est vraiment l'âge maternel, il va avoir un ensemble d'activités à faire autour du thème des couleurs. Donc là, par exemple, il y a une histoire où il se passe quelque chose autour de la betterave, il y a un jeu avec des filtres, et on doit associer les filtres entre eux pour trouver les bonnes couleurs des fruits et des légumes. Il y a une expérience où on va faire de la peinture avec de la betterave, il y a évidemment des stickers, puisque les enfants adorent ça.

C'est hyper complet.

Voilà, c'est ça l'idée. Et c'est un format un peu réduit qui rentre dans la boîte aux lettres, donc comme ça, les familles peuvent le recevoir chez elles facilement.

OK, super. Et comment ça peut bénéficier aux enfants et aux familles, ton concept ? 

En fait, l'idée, c'est de se dire qu'un enfant n'en connaît pas forcément beaucoup de choses sur l'alimentation, ou peut avoir une vision un peu négative de certains aliments.

En gros, le cookie, il n'a pas de problème avec ça, mais la betterave, le brocoli un peu plus, et voir, il ne connaît pas en fait. On lui montre ça, il ne sait pas ce qu'est une betterave. Et du coup, l'idée, c'est d'avoir un impact sur la façon dont il connaît l'alimentation, donc tous les aspects de l'alimentation, de l'agriculture au compost, en gros, et aussi de la façon dont il le perçoit, parce qu'il a fait des jeux avec.

En fait, il va avoir une vision un peu plus positive que juste le truc, on lui a dit, il faut en manger parce que c'est bon pour la santé. C'est rendre ça un peu cool aussi. À l'échelle d'un tout petit enfant, il faut se mettre à son niveau, faire avec des jeux, des jolies images, des trucs colorés, etc.

Un peu plus pédagogique sur l'apprentissage des aliments.

Plus pédagogique et aussi plus rigolo. Qu'il aime bien le faire, que ce ne soit pas un truc un peu pénible à faire.

Parce qu'on lui a dit, c'est important l'alimentation, mais plus, ah, c'est cool, j'ai envie de faire un jeu, bon, je peux aussi bien le faire sur l'alimentation et en plus, je vais apprendre des trucs. En tout cas, le parent se dit, en plus, l'enfant va apprendre. Le but, c'est justement ça. 

Pour leur entendre, parents, on peut apprendre en même temps.

Mais le but, c'est que l'enfant ne se dise pas, je vais apprendre des trucs. Ils se disent, ah, c'est sympa, je vais faire des trucs cools. Et le parent, lui, peut se dire, ah, mon enfant, il va découvrir des choses importantes. C'est plutôt ça, en fait.

Et qu'est-ce qui t'a donné envie de créer les Papilles Vertes ? Quel a été ton parcours pour devenir entrepreneur ? 

Alors, moi, je n'ai pas du tout une formation autour de ces sujets parce que j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai travaillé en cabinet de conseil dans les énergies renouvelables, donc des sujets très différents.

Mais ça fait très longtemps que je m'intéresse au sujet d'alimentation et d'alimentation durable. Par exemple, moi, je suis végétarienne et c'est quelque chose qui est important pour moi. Et en fait, je me demandais, mais qu'est-ce qu'on peut faire en tant qu'entreprise ?

Si moi, je crée une entreprise, qu'est-ce que je peux faire autour de ce sujet-là ? Et notamment, le sujet qui m'intéressait, c'est les comportements alimentaires. Comment est-ce qu'ils se développent ? Comment peut-on encourager des comportements plus vertueux ?

Rendre ça sympa et pas quelque chose où on incite parce qu'en fait, les gens ont envie de le faire et pas parce qu'on leur impose. Et du coup, j'avais un peu cet aspect-là qui m'intéressait. Il se trouve que moi, j'ai deux enfants. Enfin, au moment où j'y pensais, j'en avais un et demi, disons.

Et en plus, les comportements se développent dès la grossesse et dès l'enfance. Donc, c'était un peu bingo, je regardais le sujet alimentation enfant. Et après, j'ai creusé pour voir quel était le bon format. Il y a un sujet sur l'alimentation des enfants. Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce qui fonctionne à cet âge-là ? Sans me dire directement, je vais écrire un carnet. Ça aurait pu être un truc complètement différent. 

C'est un processus de réflexion sur le long terme. Et comment c'est apparu ? Donc là, déjà, tu t'intéresses à l'alimentation.

Après, tu as eu tes enfants. Donc déjà, c'est venu. Et après, qu'est-ce qui s'est passé pour que tu aies le déclic ? 

Ça faisait déjà assez longtemps que j'avais envie de monter une boîte parce que ça m'attire sur le côté où tu modèles quelque chose, que ce soit un produit ou un service.

Mais j'avais plutôt envie de faire un produit quand même justement pour pouvoir le tenir dans les mains. Alors, c'est pas très gros, mais tu le tiens quand même. Et donc ça, c'était quelque chose qui m'attirait depuis longtemps, mais sans avoir forcément une idée.

Et après, il y avait l'aspect, la condition, qui est plus une condition de société écologique, qu'il faut proposer des choses, que les comportements justement changent parce qu'on propose aux gens des choses qui leur donnent envie, plus envie que ce qu'elles ont déjà ou que ce qu'elles n'ont pas.

Enfin, c'est un truc nouveau. Et ça tombait bien professionnellement parce que c'était un moment un peu de changement dans ma carrière, de changement de poste.

Et du coup, ça tombait pas mal. Et après, l'idée en tant que telle, elle est venue. Je me rappelle que j'étais enceinte de mon deuxième enfant, du coup. Et je me rappelle vraiment, j'étais dans ma cuisine. J'écoutais un podcast, justement, sur l'éducation.

Et la personne interrogée, elle parlait d'éducation alimentaire. Et moi, j'étais enceinte de neuf mois. Enfin, j'ai accouché une semaine après. Et elle parle du fait que les enfants, ils sont assez peu sensibilisés à ça, pas assez, etc. Et là, je me dis, ah, c'est ça que j'ai envie de traiter.

Bon, j'accouche une semaine après, donc évidemment, sur le moment, je fais rien. Mais du coup, j'ai gardé ça en tête pendant les mois de postpartum. Mais du coup, c'était un podcast, donc comme quoi.

Ça nous inspire.

Et est-ce que tu as rencontré des difficultés quand tu t'es lancée ? Est-ce que tu as été accompagnée ? Comment ça s'est passé pour toi à ce moment-là ? 

Alors, du coup, je me suis lancée il y a un an, au moment où ma fille avait un peu moins de six mois et elle commençait à être gardée. Et du coup, mes difficultés, la première, c'est que je ne connaissais rien à la fois l'entreprenariat et au sujet alimentation enfant.

Ce n'était pas du tout des trucs que j'avais traités avant. J'avais deux ans, enfin un an et demi, puis deux enfants. Mais du coup, c'était quand même nouveau. Et puis, ils sont petits. Et en fait, c'était déjà d'apprendre un peu tout ce qui est autour de l'entreprenariat.

Et donc là, c'est se former, faire partie de programmes d'accompagnement, se faire incuber, par exemple. Mais pour ça, en fait, tu passes quand même beaucoup de temps à découvrir tous ces sujets-là. Et aujourd'hui, si je lançais de nouveau une autre boîte, ce serait quand même beaucoup plus rapide.

Il y a plein de trucs que je n'aurais pas besoin d'apprendre. Donc déjà, c'était ça. Après, sur l'alimentation et l'enfance, c'était vraiment... Je ne connais rien à ce sujet-là autre que moi en tant que personne dans mon quotidien, un peu comme tout le monde.

Et du coup, c'était rencontrer des gens tout le temps. Donc, j'ai beaucoup, beaucoup parlé avec des parents, des pros du sujet. Je passe encore beaucoup de temps à échanger avec des gens sur ce sujet-là. Et après, l'autre difficulté, mais après, je ne suis pas sûre que ce soit que l'entrepreneuriat.

Je pense que si j'avais repris un poste, ça aurait été ça aussi. Enfin, commencer un poste. C'est le côté... J'avais un bébé de six mois et mon aîné qui a deux ans. Donc, ils ne sont quand même pas très grands. Et il faut gérer ça. Et ça, c'est... Mais ça, moi, je suis persuadée que même en commençant un poste, c'est pareil, que ça devrait aussi être le cas pour un homme.

Mais ce n'est pas forcément... Mais ça devrait aussi être le même poids. Mais ça, ce n'était pas facile non plus. Enfin, et ce n'est toujours pas facile. J'ai deux enfants de un an et demi et trois ans. C'est un peu compliqué. Je ne peux pas travailler.

Je ne travaille pas le week-end. Je ne peux pas forcément travailler le soir où je n'ai pas forcément envie. Je suis un peu fatiguée. Enfin, voilà. Forcément, c'est un peu une difficulté. Mais c'est aussi pour que je le fasse. Donc, c'est aussi cool.

Est-ce que tu as rencontré d'autres difficultés sur le lancement, en termes administratifs ? Est-ce que tout était clair pour toi ? 

En termes administratifs, ça va parce que in fine, tu apprends beaucoup. Mais c'est plus une question de temps. Ça te prend du temps d'apprendre tout ça et c'est du temps qui retarde un peu le développement de ton projet. Tu ne peux pas lancer aussi ce que tu voudrais parce qu'il faut que tu comprennes un peu ces différents aspects.

Après, il y a un sujet financier. Donc, déjà, il y a des choses, tu peux te dire je ne les apprends pas, je les fais faire par quelqu'un. Mais du coup, ça coûte de l'argent.

Et puis, tu as aussi l'aspect où financièrement, quand tu te lances, c'est un risque énorme. Tu ne sais pas si ton truc va marcher. Après, tu peux te dire je bénéficie de Pôle emploi et je suis ravie d'en bénéficier, mais tu ne sais pas une fois que ça se termine.

Et c'est se dire, je ne vais pas regretter. Mais ça, c'est difficile quand même. Il ne faut pas sous-estimer ça. Après, on a quand même cette chance de pouvoir être financé en partie. Et puis, tu te dis, moi, et ça, ça va dépendre de chaque personne, j'ai envie de mettre dedans.

Et en même temps, est-ce que je suis prête à travailler dessus sans être rémunérée ou pas beaucoup ? Combien d'économies je suis prête à mettre ? Et ça, ça va dépendre de tes moyens, mais aussi de ton envie. Tout le monde n'a pas forcément envie de mettre toutes ses économies qu'il y ait que le montant de tes économies. Mais ça, c'est une difficulté quand même. 

Il faut prendre ça en compte dans le processus. Et justement, quand tu t'es lancée d'un coup, quel a été l'accueil initial de ton produit sur le marché ? 

Moi, je me suis lancée en faisant une campagne Ulule. C'est un système de précommande.

Et ça a été un super bon accueil parce qu'il y a eu à peu près de 500 kits qui ont été vendus et 250 clients. Et ce n'est pas que des copains, les clients. Donc, c'est trop bien.

J'ai moins de copains que ça. Donc ça, vraiment, c'était très très chouette. Ça te montre qu'il y a un intérêt. Jusqu’ici quand je parlais du projet, tout le monde te dit que c'est très bien. J'enfonce des portes ouvertes, d'éducation à l'alimentation.

Il n'y a pas beaucoup de personnes qui disent que ce n'est pas bien. Mais là, tu vois que les personnes sont prêtes à sortir la carte bleue. À l'acheter vraiment. Et puis, c'est des personnes que je ne connais pas forcément. Je suis ravie d'avoir des amis, de la famille, des connaissances qui aient participé.

Par exemple, Michel qui habite dans un village que je ne connais pas au fin fond de la France ou à Grenoble ou à un endroit où je n'ai jamais mis les pieds.

Là, tu te dis que mon produit, il a parlé à quelqu'un qui n'a aucune obligation. Il a vu mon produit, peut-être qu'il a vu ma tête et j'étais sympa, mais c'est tout. Et ça, c'est vraiment cool.

C'est bien, il t'a bien accueilli.

Franchement, c'est très cool.

Tu appelles ça comment ? Un carnet ? 

J'appelle ça un kit. Parce que ça se présente comme un carnet, mais après, il y a des activités à sortir et des choses à faire. La réalité, c'est que ça se présente vraiment comme un carnet.

Honnêtement, la dénomination est variable. Elle n'est pas encore complètement établie. Mais voilà, c'est l'idée en tout cas. 

Pour ce kit, comme tu as développé quelque chose qui était à destination des enfants, est-ce qu'il y a eu un élément spécifique lié à ça ? Des réglementations ? Est-ce qu'il y a des choses spécifiques quand tu crées un produit à destination des enfants ? Ou pas forcément ? 

Il y a des réglementations, mais surtout quand c'est des 0-3 ans. Parce que là, tu as vraiment des choses très strictes.

Et moi, je ne propose pas d'aliment. Donc là, ça serait encore autre chose. Après, il y a des réglementations légales, genre il y a une mention légale, loi, je ne sais pas combien, sur les publications destinées à la jeunesse. Et tu dois l'envoyer au ministère de la Justice.

Tu dois envoyer un exemplaire pour qu'il valide qu'en gros, ça ne raconte pas des... Ce n'est pas tellement le contenu, mais qu'il n'y a pas des images pornographiques dedans. Je ne sais pas trop ce qu'il vérifie, mais bon, je n'avais pas trop de doute que ça allait passer.

Mais après, ça, ce n'est pas forcément très contraignant. Ce qui est plus contraignant, c'est qu'en fait, quand tu développes un produit pour les enfants, et notamment les très jeunes, donc les 3-6 ans, c'est que tu as un peu de difficulté à avoir les retours des enfants.

Enfin, tu n'en as pas... Déjà, il n'y a pas beaucoup de données. Si tu fais une étude de marché, il n'y a pas beaucoup de données d'enfants de 3 à 6 ans. Tu ne peux pas vraiment leur faire remplir un questionnaire. Donc au mieux, tu as des enfants un peu plus âgés.

Si tu veux, par exemple, comprendre comment les enfants connaissent l'alimentation, il y a quelques études, il n'y en a pas beaucoup, mais celles qui existent, c'est des enfants qui ont plutôt entre 8 et 10 ans. Parce que tu peux leur faire remplir un questionnaire en disant, est-ce que tu reconnais cet aliment ?

Ils peuvent te faire ça. Donc ça, c'est un peu pour comprendre l'étendue du problème, etc. Ensuite, tu as le fait que les enfants entre 3... Déjà, tu n'as pas beaucoup de données. Et tu n'as pas beaucoup leur ressenti. Par exemple, quand là, je fais tester aux 250 personnes qui l'ont acheté, je demande aux parents ce qu'ils en ont pensé.

Et je peux leur demander ce que leurs enfants en ont pensé, parce qu'ils connaissent leurs enfants et ils voient, mais c'est quand même pas... Je ne peux pas faire remplir un truc directement à l'enfant. Donc ça, c'est quand même un peu difficile pour tester un produit.

Après, ce que j'essaie, c'est de faire déjà quand même de demander le plus possible des retours aux parents. De ne pas me baser uniquement sur moi, mon expérience avec mon enfant qui a 3 ans et qui est spécifique. Du coup, essayer d'en avoir le plus possible.

Là, on a une communauté de bêta-testeurs. Donc, c'est 40 parents à qui on pose des questions qui ont des enfants de cet âge-là. Du coup, c'est un peu toutes ces façons-là. Et c'est aussi... Moi, je vends un produit que les gens vraiment reçoivent chez eux, donc je ne suis pas là chez eux.

Mais je fais quand même des ateliers où je ne fais pas forcément exactement ce que je propose ici. Puis, c'est un format atelier, donc c'est pas du tout... C'est avec plusieurs enfants. Mais moi, ça me permet de voir comment ils réagissent au sujet. Par exemple, la semaine dernière, j'ai fait un atelier au Salon de l'Agriculture. Et c'était sur le thème, il y avait des enfants que je laissais un peu dans les allées.

Et le thème, c'était les 5 sens. C'était de leur faire faire sur chaque sens il y avait des fruits qu'ils devaient reconnaître. Soit en les sentant, soit en les goûtant. Mais tous les jus avaient la même couleur et du coup, ils ne savaient pas forcément lequel c'était.

Ou leur montrer des images, ou leur montrer le fruit. Et en fait, je voyais que ça marchait vraiment bien. Et j'ai vu leur réaction à certaines choses. Ou je vois aussi la réaction des parents qui étaient là à ce moment-là. Et ça, c'est des choses que t'as pas en faisant un questionnaire ou en appelant Visio les parents. Tu vois l'enfant, tu vois ce qu'il comprend.

Tu vois aussi qu'un enfant de 3 ans et un enfant de 6 ans, il n'a pas la même compréhension, il n'a pas les mêmes... C'est quand même très difficile de faire un truc pour 3 à 6 ans parce que c'est des âges un peu variés. Mais bon... C'est évident, la cible n'est pas évidente.

Non, la cible n'est pas évidente. En même temps, tu vas pas faire un projet pour les enfants de 3 ans, un projet pour les enfants de 4 ans et puis même les enfants de 3 ans, s'ils sont nés en janvier ou en décembre, c'est pareil. Et puis, 3 ans, est-ce qu'ils sont à l'école ou pas encore ?

Ça, ça change beaucoup de choses. Donc, il y a un moment où tu te dis, OK, je fais 3 à 6 ans puisque c'est l'âge maternel ou c'est quand même un truc un peu normé mais je sais qu'il y a des activités pour les 3 ans, ils vont avoir besoin d'être plus aidés par les parents et les 6 ans, moins.

Et puis les 6 ans, ils savent peut-être lire un peu plus, c'est pas le cas de l'enfant de 3 ans. Mais là, tu te dis juste que c'est le parent qui, lui, va s'adapter et c'est ce que je vois valide avec les parents.

En fait, c'est pas du tout un sujet pour eux. L'âge, ils me disent, bah voilà, c'est le parent qui en a contre 2 enfants. les deux, ils disent forcément avec l'enfant plus jeune on s'adapte un peu plus, on va plus lire, on va plus l'aider à faire des choses, l'enfant de 6 ans il va être plus autonome. Mais c'est compliqué de faire un truc, c'est pas tant les normes etc que les retours.

C'est plus les retours où t'as du mal, enfin de mal en tout cas, de défis.

C'est sûr que t'as pas, après tu dois aussi te faire confiance.

Justement là tu parlais de tester un peu le produit.

Est-ce que tu as pu le faire en amont avant de le lancer ? Est-ce que t'as pu, je sais pas, peut-être avec l'environnement familial ou quoi ? Est-ce que avant t'as validé déjà les paramètres, ce que t'allais mettre sur chaque page ? Comment t'as formalisé finalement ce kit ?

Alors moi j'avais une difficulté qui était que mon aîné avait même pas encore 3 ans, parce qu'il avait 2 ans quand j'ai commencé à travailler dessus, donc j'avais même pas moi-même d'enfant avec qui faire tester. Alors je pouvais imaginer que si ça marchait avec un enfant de 2 ans ça pouvait marcher un peu plus tard, mais dans l'autre sens je savais pas forcément.

Et en fait ce que j'ai fait, moi je fais des tests tout le temps, mais je teste une chose en fait. Je me dis ok, à chaque fois que je teste, qu'est-ce que je teste spécifiquement ? Et donc au tout début j'avais fait un prototype de prototype, enfin vraiment un truc que j'avais fait moi-même tout moche, etc.

Et c'est ce que j'envoyais à 30 familles que j'avais trouvées en faisant des demandes, en gros sur des groupes Facebook, j'avais dit coucou, qui ont envie de tester. Donc ça c'est un truc que j'envoyais gratuitement aux gens et qu'ils devaient tester avec leurs enfants.

Et en fait je testais l'intérêt de faire des jeux autour de l'alimentation chez soi, mais je testais pas le prix parce que typiquement je l'envoyais gratuitement. Donc c'était pas ça que je demandais après dans mon questionnaire de retour ou quand j'appelais les gens, parce que ça avait aucun sens vu qu'ils le recevaient gratuitement, je pouvais pas trop leur demander ça.


Par contre je voyais est-ce que ça les avait intéressés de faire quelque chose avec leur enfant et qu'est-ce qu'ils avaient aimé faire, moins faire, ça me donnait des idées. Puis je voyais ah bah tiens faut que ça rentre dans la boîte aux lettres, enfin un peu ce genre de choses.

Et en fait après à chaque fois quand je fais une activité, c'est un peu tester l'activité. Donc j'essayais de trouver des parents qui testaient une activité en particulier. Après je l'ai conçue quand même avec une spécialiste de la pédagogie, donc elle proposait des idées d'activité, elle a une expérience là-dedans, elle est vraiment spécialisée 3-6 ans.

Et en fait après la campagne ULULE pour moi c'était aussi un test en fait, parce que c'était testé là que les gens étaient prêts à payer justement. Donc c'était pas tellement communiquer autour du projet ou même lever des fonds in fine autour du projet, c'était vraiment est-ce que les gens maintenant que je leur propose un truc qui est un peu abouti et que je suis assez claire sur mon offre, est-ce qu'en fait ils sortent la carte bancaire ou pas.

Donc ça aussi c'est un test, mais c'est à chaque fois se dire qu'est-ce que là j'essaie de tester et pas forcément essayer de faire dix trucs en même temps parce que t'as pas forcément le retour. Et après honnêtement en fait, c'est un peu un spoil, enfin comment dire, une annonce.

En fait ça va évoluer, ça pour moi c'est encore un prototype. En fait c'est la V1 et là je suis en train de réfléchir avec quelqu'un parce que deuxième annonce je suis en train de m'associer, je fais tout ça en même temps. Et en fait on se dit l'idée reste la même, l'objectif reste le même, la cible c'est toujours la même, c'est toujours des familles, c'est toujours avec des 3-6 ans, mais est-ce qu'on peut pas faire quelque chose où les activités soient plus reliées entre elles et où ça serait plus un quelque chose d'un peu immersif et on voit plutôt ça comme un coffret.

Donc c'est toujours l'idée d'avoir des thèmes autour de l'alimentation et là j'avais listé des thèmes et ce sera probablement un peu ceux-là, donc l'agriculture, le potager, les insectes, les fleurs, les cinq sens, etc. Mais encore en fait on teste à chaque fois, on incrémente et là par exemple on a 40 bêta-testeurs, il y en a certains qui sont clients et qui ont déjà fait ça mais d'autres pas et on leur dit qu'est-ce que vous pensez de ce format là, est-ce que si on rajoute de l'audio ça vous intéresse ou pas, mais du coup si on rajoute avec des QR codes qu'est-ce que vous en pensez, est-ce qu'il faut sortir le téléphone, ce genre de choses.

Et en fait on passe notre temps à aller poser des questions aux gens sur est-ce que ça les intéresse ou pas, à valider, il y a ce que tu dis, il y a ce que tu fais, donc valider ce qu'ont vraiment fait les gens qui ont reçu ça par exemple, et c'est tout le temps comme ça.

C'est un bon conseil que tu peux donner aux entrepreneurs qui nous écoutent parce que du coup en fait c'est du test continuel et on apprend grâce à ces tests là comment améliorer son produit, comment avancer, et ce que tu as dit qui était bien aussi c'est qu'on va pas tout tester d'un coup.

On a tendance à se dire ah mais il faut que j'attende que ça soit fini ça, et là t'as vraiment fait une étape par une étape et je pense que ça a été bénéfique.

Après une question que je m'étais posée sur ça c'est se dire si je teste qu'une chose du coup les gens n'ont pas tout l'ensemble et donc ça va les biaiser dans le sens où je leur fais tester un truc moche et donc peut-être qu'ils vont pas aimer parce que c'est moche, mais en fait t'arrives quand même à avoir des retours parce que derrière tu demandes pas aux gens est-ce que c'était joli, tu leur demandes est-ce que ça vous a intéressé sur ce sujet là.

Si tu veux tester plein de choses différentes mais qu'à chaque fois tu mets six mois pour tester un truc, tu n'y es pas. C'est aussi ça qui est un peu difficile. Et c'est aussi se dire ce qui est important pour toi dans ton produit, ce qui est le plus important.

Et pour moi le plus important, c' est est-ce-que les gens ont envie de vraiment le faire chez eux. Vraiment à la fois l'acheter, se le procurer, mais aussi l'utiliser avec leurs enfants. Et ce n'est pas tant est-ce que ce personnage de bien ou cette activité, ou est-ce que le design produit, il est parfait.

Pour mon produit, ce n'est pas ça. Mais ça dépend de ton produit en fait. Il y a des produits où tu sais très bien que les gens s'habillent, tu n'as pas besoin de valider ça. Par contre, est-ce que la chemise, ils m'ont préféré que le code soit comme ça ou pas, ça c'est différent.

Mais moi, mon sujet n'est pas là dans mon produit. Donc voilà, c'est plutôt ça.

Très bien. Et tu peux nous dire, j'ai ma petite idée peut-être, mais peut-être que tu as une petite anecdote sur ton nom, les papilles vertes. D'où ça vient ? Comment as-tu eu l'idée de ce nom-là ?

Alors choisir un nom, c'est le truc sur lequel on s'angoisse beaucoup et en même temps, il y a aussi des gens qui nous disent, il ne faut pas s'angoisser. Moi, la petite anecdote qui est assez marrante, c'est qu'en fait, j'étais justement interviewée. Je faisais partie d'un programme d'accompagnement qui s'appelle Empower, qui est super d'ailleurs.

J'étais interviewée pour ce programme parce qu'il y avait un espèce de petit reportage qui était fait sur le programme globalement et sur l'association. Sauf que je n'avais pas de nom et je m'étais dit, si je me fais interviewer, je ne peux pas ne pas avoir de nom. Et en fait, j'ai appris une semaine avant. Donc, j'avais une semaine pour trouver un nom. Et du coup, j'ai commencé à demander à mes copains, demander à Chat GPT qui n'était pas très bon. Après, tu dois croiser ça avec des noms de domaine qui fonctionnent ou pas.

Et donc, en fait, j'ai fait un petit peu un mix. J'ai trouvé les papilles vertes qui étaient disponibles et qui n'étaient pas déposées ou quoi que ce soit. Et du coup, je suis partie sur ce nom-là en me disant, bon, il m'en faut un qui a un tout petit peu de sens.

Et en fait, c'est resté du coup, parce que ça fonctionnait bien. Après, en fait, la réalité, c'est qu'il y a des choses que moi, je trouve que le nom ne transmet pas forcément et que j'aimerais transmettre. Donc, je pense quand même qu'il va évoluer.

Mais c'est plus pour dire qu'en fait, tu peux aussi y réfléchir pendant six mois. Tu ne trouveras pas forcément le bon nom. Tu ne peux pas te dire, je prends deux heures pour trouver mon nom. Ça, ce n'est pas vraiment possible, parce que ça se fait au long cours.

Mais il ne faut pas forcément y passer trop de temps, parce que ce n'est peut-être pas prioritaire. Surtout au début, parce qu'en fait, au début, tu es quand même amené à le changer probablement à un moment. Et donc, il vaut mieux au début donner un nom un peu pourri.

Ce n'est pas grave. Tu n'es pas obligé de te dire qu'il faut qu'il soit international ou j'en sais rien. Et pas forcément déposer la marque, juste prendre le nom de domaine. Et puis, tu as ça. Et puis, roule ma boule pendant un an, pendant deux ans. Et puis, le jour où vraiment tu te dis, ok, non, là, il faut que j'y réfléchisse sérieusement. Tu as déjà pendant deux ans eu ça un peu en tête que tu pouvais y réfléchir.

Quels ont été tes apprentissages sur ta première année en tant qu'entrepreneur ?

Il y en a beaucoup. Mais je pense que le plus fort, c'est qu'en fait, il y a un monde un peu entrepreneuriat. Moi, je me rappelle quand je suis tombée enceinte de mon premier. J'étais dans une boîte et tout d'un coup, j'avais des collègues avec qui je commençais à discuter.

Parce qu'eux aussi, soit elles avaient déjà été enceintes, soit eux, ils avaient des enfants. Et du coup, ça nous crée un lien. Et je m'étais dit, mais en fait, on rentre dans un espèce de monde une fois qu'on est enceinte. Et après, quand on a des enfants, et puis après, quand on a des enfants à l'école.

Et c'est valable sûrement sur plein d'autres sujets. Et en fait, c'est un peu pareil l'entrepreneuriat. C'est-à-dire que tu deviens entrepreneur, tu vas à des événements. Il y a quand même un microcosme un peu parisien ou français, mais en plus à Paris.

Et donc, tu finis par croiser les mêmes têtes. Et puis, tu as des problèmes d'accompagnement, tu as plein de liens qui se font. Et il y a tellement, tellement de personnes que je ne connaissais pas il y a un an qui, maintenant, font partie de mon quotidien.

Et qui, en plus, m'ont beaucoup aidé. Puisque c'est des gens à qui je pose des questions. Il y a beaucoup de personnes qui ont contribué à la campagne Ulule comme ça. Parce qu'en fait, il y avait des enfants ou des neveux. Ce n'est pas forcément des gens que je connais très bien, mais qui, du coup, m'ont aidé là-dessus.

Et ça, je trouve que c'est génial. Je suis sûre que ça existe dans d'autres sujets. Mais sur l'entrepreneuriat, c'est quand même vraiment cool, tout ce monde-là. Mais de l'extérieur, tu ne le perçois pas et tu ne le connais pas forcément.

C'est bien d'échanger. Parce que quand on est entrepreneur aussi, on est seul souvent. Donc, c'est bien de pouvoir échanger avec les autres. Voir qu'en fait, finalement, on a quasiment presque les mêmes problématiques.

Même si on n'est pas sur le même secteur d'activité, j'ai une copine qui monte une appli autour de l'investissement financier pour les femmes. Vraiment, à part qu'on est des femmes, ça n'a rien à voir. Mais on a quand même des sujets communs.

Alors qu'elle, elle fait une appli d'adulte. Vraiment, ça n'a rien à voir. Et après, il y a aussi... Ça, c'est sur le monde de l'entrepreneuriat. Mais il y a aussi dans l'écosystème enfance-alimentation. Et en fait, j'ai réalisé que ce n'est pas un très gros écosystème.

Et en fait, tu connais les gens assez vite. Je prends un exemple. La semaine dernière, j'étais invitée. J'ai eu la chance d'être invitée à un déjeuner avec la ministre de la consommation sur le sujet de l'éducation à l'alimentation.

Et donc, on était à table 15 personnes. Et sur les 15, il y en avait 5 que je connaissais déjà. 5, je ne les connaissais pas, mais je connaissais quelqu'un de leur équipe. Enfin, voilà. Ou je connaissais un peu ce qu'ils faisaient. Et 5 où là, vraiment, je découvrais.

Mais je me suis dit, il y a quand même plus de la moitié où je connais. Et eux me connaissent. Ça marche dans les deux sens. Et maintenant, il y en a 15 que je connais. Et il n'y avait pas tous les acteurs du sujet. Mais en fait, à la fin, tu as quand même beaucoup de liens.

Et pareil, la semaine prochaine, je partais par un salon sur l'éducation à l'alimentation. Et de la même façon, on est 20 exposants, je pense, ou 30. Et on se connaît tous. Et ça, c'est important aussi de connaître son écosystème. Mais tu le connais assez vite.

Alors qu'au début, ça peut faire un peu peur. Parce que tu te dis, oh là là, moi, je suis zéro. Eux, ils ont 50 000 followers ou je ne sais pas quoi.

Ils sont hyper implantés. Mais en fait, tu te dis, je ne vais pas y arriver. Et en fait, non. C'est un petit monde. Et les gens se connaissent. Ils sont plutôt contents de te rencontrer aussi. 

Et de partager aussi le fait que ça intéresse d'autres personnes, que tu t'implantes finalement ici pour proposer d'autres choses.

Puis en général, soit toi, tu vas les voir et c'est bien pris ou soit ils viennent te voir. Parce qu'en fait, soit tu as quelque chose en commun et c'est intéressant.

Et tu peux t'apporter mutuellement. Soit tu es un peu de la concurrence. Mais justement, tu as aussi envie de savoir ce que fait la concurrence. Donc, tu échanges. Et donc, ce n'est pas un monde fermé. Et c'est à toi, en tant que nouveau entrepreneur, de faire la démarche.

Mais tu vas aussi la voir en sens inverse. De ces acteurs qui te voient un peu débarquer sur leur écosystème. Moi, je le fais aussi quand je vois quelque chose autour de mon sujet.

J'essaie de discuter avec ces personnes.

C'est bien, c'est plutôt ton honneur. Comment tu as fait pour trouver des partenaires pour imprimer, je suppose ? Ton illustratrice, pardon. Comment tu as trouvé tous ces partenaires-là ? Comment ça s'est passé dans ton cheminement ?

Alors moi, je n'ai pas forcément des partenaires très compliqués techniquement. Je n'ai pas forcément une énorme difficulté là-dessus. Mais la plupart, je ne les avais pas forcément envisagés comme partenaires. Ce sont des personnes avec qui j'ai discuté typiquement de ma spécialité de la pédagogie.

J'ai parlé avec elles quand je parlais avec tous ses parents et ses spécialistes du sujet. Et en discutant avec elles, je me suis dit, tiens, elles pourraient m'aider vraiment sur le projet en étant rémunérée, etc. J'ai fait un sondage, en fait. J'ai fait un mood board avec des dessins des deux que j'avais pris sur leur portfolio, leur Insta ou je ne sais pas quoi.

Et j'ai été le partager à des gens que je ne connaissais pas, dans des groupes Facebook ou surtout des groupes Facebook de parents, ce genre de choses, en disant, voilà, moi, ça, c'est mon projet. J'ai deux illustratrices. J'hésite entre elles deux. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Et en fait, le résultat, c'était à peu près 50-50. Ça, ça n'aidait pas beaucoup. Mais moi, j'avais quand même une intuition, une que je préférais. Mais ce qui était super intéressant, c'est que les personnes me disaient pourquoi. Elles aimaient bien ou elles n'aimaient pas.

Et du coup, je voyais qu'est-ce qui plaisait, qu'est-ce qui ne plaisait pas. Je savais typiquement qu'il y en a pour celle-ci. Du coup, Justine, il y a beaucoup de personnes qui disaient que ça changeait. Et moi, c'était vraiment un truc que je voulais, c'est que ça change.

Et du coup, ça me confortait. Mais il y a aussi des choses qui étaient moins bien, qu'ils n'aimaient pas trop. Et du coup, en fait, en développement après avec Justine, du coup, j'ai choisi Justine, je lui disais, fais attention à ça.

Parce que c'est ressorti des gens à qui j'ai demandé. Et du coup, je trouve que le fait de pouvoir, pas le faire uniquement de son côté, parce que moi, l'illustration, je n'y connais rien dans mon monde. Demander, ça marche bien. Et pareil pour l'imprimeur.

J'avais eu le contact d'une copine entrepreneur, mais j'ai été voir qui était leur client à cet imprimeur. Et il y en a un que j'ai contacté et je leur ai demandé leur avis. Je leur ai dit, qu'est-ce que vous pensez de cet imprimeur ? Ils avaient un projet un peu similaire au mien, parce qu'ils s'appellent Taco Kids.

Ils font un magazine pour les enfants, mais un peu plus grand. Mais comme c'est un magazine et pour enfants, c'est un peu similaire. Et du coup, elle m'a donné son avis. Et tu choisis aussi comme ça. Donc, ne pas hésiter, je pense, à aller demander un peu, à la fois demander des contacts déjà et demander des avis.

Parce que si tu fais juste une recherche Google imprimeur, tu en trouveras. Mais après, tu ne sais pas trop. Et en général, tu ne connais rien à ce monde-là. Donc, tu es un peu perdue.

Sur recommandation, c'est sûr que c'est plus chouette.

Mais si tu n'en as pas, tu peux trouver leur client et demander au client. C'est un peu ça, ce que je veux dire.

C'est une petite astuce à prendre en compte. 

Comment tu vois le futur, Anna, pour toi ? Tu nous en parlais un tout petit peu tout à l'heure.

Le futur, l'idée, c'est vraiment de complètement changer la façon dont l'éducation alimentaire va se passer au sein des familles qui aujourd'hui, soit ne font pas grand-chose, ou un peu au jour le jour, mais sans être forcément aidées.

Là, c'est vraiment de leur proposer un outil. Et qu'en fait, dans trois ans, les familles disent « mais comment je faisais avant ? » quand ça n'existait pas. C'est vraiment ça, l'ambition. Et c'est vraiment d'être un peu une référence sur ça. Donc, je ne suis pas forcément attachée à un format où je suis attachée à un besoin.

Et qu'est-ce que je peux apporter qui soit le mieux possible aux familles ? Donc là, le futur, déjà, c'est que je m'associe. C'est la grande nouvelle qui va bientôt être annoncée dans quelques jours. Et ça, c'est génial. Ça change la dynamique du projet.

Ça apporte plein de nouvelles choses. Et c'est quand même très cool. Et c'est qu'on construit la V2 ensemble et avec notre communauté de parents. Donc, c'est vraiment ça, je pense.

Sur le cours long terme, on va dire ?

L'idée, c'est vraiment, à court terme, de sortir cette V2 qui, en fait, va se décliner après tous les mois. Ah oui, d'accord, c'est tous les mois. L'idée, c'est vraiment tous les mois, il y a un thème. Donc, en fait, il va falloir quand même créer tous les mois pendant un certain temps.

Et après, ce qu'on se dit, c'est là, on est sur les 3-6 ans. On pourrait être sur les âges d'après. Pour nous, c'est important de commencer à 3-6 ans parce que plus on commence, tant mieux c'est. Mais en revanche, ça n'interdit pas de faire des choses après.

Donc, en fait, les évolutions, ça pourrait être des âges différents. Ça pourrait être aussi à destination des parents parce qu'il y a un besoin aussi d'information du parent et aussi de partage entre parents. Et donc, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on fait à destination de l'enfant, mais qu'est-ce qu'on peut créer en communauté de parents.

Et il peut y avoir des choses avant 3 ans. Mais alors là, justement, ça va aussi être plutôt à destination du parent parce que l'enfant entre 1 et 3 ans, tu peux lui faire faire des choses, mais en tant que parent tout seul avec lui, quoi. Ca va durer à peu près une demi-seconde. Mais par contre, tu peux faire des choses pour le parent qui, lui, l'aide à intégrer ça dans son quotidien ou à mieux comprendre ces enjeux-là, mieux comprendre pourquoi c'est important. Après, il y a plein d'autres entreprises qui font des choses.

Donc, l'idée, c'est aussi d'aller là où il y a un trou, en fait. Déjà parce que du coup, t'as pas forcément autant de concurrents, mais surtout parce que s'il y a des gens qui font ça très bien avant, on les laisse là. Mais nous, on fait là où c'est pas encore fait, notamment les 3-6 ans.

C'est une belle initiative. Quels conseils donnerais-tu à un entrepreneur qui aimerait se lancer un peu sur le même secteur que toi ?

Est-ce que tu pourrais lui dire pour l'inspirer, peut-être ? 

Je trouve que c'est un secteur qui est quand même très chouette. Moi, ça, on me l'avait dit au tout début de mon parcours. Tu verras, t'as quand même pas choisi le pire secteur, parce que l'alimentation, l'enfance, les gens sont sympas, ils sont bienveillants, et ça, c'est vrai.

Donc, pour moi, c'est vraiment de ne pas hésiter à aller solliciter des gens. Et en fait, je trouve qu'en tant qu'entrepreneur, souvent, on se limite aux entrepreneurs du même stade que nous. Donc, quand on commence, on va parler à d'autres gens qui commencent aussi parce qu'on se retrouve à des événements ou dans des programmes d'incubation, ce genre de choses.

Mais en fait, ne pas hésiter à aller solliciter des gens qui sont plus avancés ou après, quand on est avancé, peut-être des gens moins avancés. Et parfois, on peut un peu se limiter parce qu'effectivement, on ne partage pas les mêmes problèmes quand on a six mois d'existence, trois ans, ou zéro euro de chiffre d'affaires, et puis 300 000. Ce n'est pas pareil. Mais donc, déjà, c'est ça. Vraiment bien connaître son écosystème, aller discuter avec eux et ne pas se limiter en se disant « Eux, ils sont là et moi, je suis une tout bébé rikiki ». Et après, l'autre chose, c'est vraiment une erreur que je faisais au début.

C'est que je voulais avoir quelque chose de très précis quand je parlais de mon projet. Dès le premier jour, quand on me demandait « Qu'est-ce que tu fais ? », j'avais envie de pouvoir dire « Alors, mon offre, c'est ça. Ça a tant de pages et je ne sais pas quoi.

Enfin, je ne savais pas qu'il y avait des pages, mais justement, je ne savais pas. Et en fait, je ne le savais pas du tout. Pour moi, c'était super flou. Et c'est vraiment plus facile à dire qu'à faire, mais c'est de dire « Mais c'est OK ». C'est vraiment complètement OK, au début, de parler de son besoin, de ce qu'on a identifié comme problématique et de pourquoi on le fait.

Et ça, ça va ouvrir des contacts, des idées, mais pas forcément dire... Enfin, c'est très OK de ne pas savoir exactement quelle est l'offre, quel est le modèle à qui on s'adresse précisément, sur quel format. Et en fait, je trouve qu'essayer d'avoir quelque chose de très précis, ça peut amener à se précipiter.

Parce qu'on a envie de pouvoir montrer quelque chose, on se précipite à créer quelque chose qui n'est pas forcément le plus pertinent. Et il vaut mieux se dire... Je suis très claire sur pourquoi je le fais, quel est le besoin auquel je réponds, et je suis très claire sur que je comprends le besoin des personnes à qui je m'adresse.

Donc, c'est vraiment l'aspect étude de marché, mais plus... Pas tellement lire des études Xerfi, mais plus connaître sa cible. Et ce n'est pas tant connaître son âge que connaître pourquoi ça l'intéresse, le sujet de l'éducation alimentaire, pourquoi ils font ça, pourquoi ils ne font pas ça, est-ce que c'est important pour eux ?

C'est cet aspect-là. Et en fait, c'est accepté qu'au début, quand on va te demander, tu as un événement, on te demande « qu'est-ce que tu fais ? » « Je n'ai pas de nom, je n'ai pas de réseau social, je n'ai rien du tout, mais j'ai une idée qui m'intéresse, et tu vas parler de ça plutôt.

Oui, c'est un bon conseil.

Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Une fois que tu as ton produit, c'est quand même vachement bien de pouvoir dire « c'est ça ! »

C'est ça, mais c'est aussi le regard des autres, parce que dès qu'on dit qu'on est entrepreneur, on est « t'es entrepreneur, mais est-ce que ça va marcher ? Donc, on a aussi cette pression un peu sociale.

Là-dessus, c'est un truc qui m'étonne beaucoup quand les gens disent ça, et je peux comprendre, mais pour moi, mon entourage de plus ou moins proche, il a plutôt tendance à être hyper admiratif du fait d'être entrepreneur.

Ça ne veut pas dire qu'il ne dit pas « oh là là, comment elle va en vivre ? » C'est-à-dire qu'on ne le dit pas non plus d'ailleurs, mais il y a quand même un côté où les gens se disent « ah, en plus, j'ai quand même vraiment changé par rapport à ce que je faisais avant » et les gens trouvent ça bien.

Tu ne baises pas en statut social. J'entendais une entreprise dire ça récemment et elle avait un peu le même parcours que moi. Je me disais « non, au contraire, les gens trouvent ça cool » et je publie beaucoup sur LinkedIn. Vraiment, mon ancien réseau professionnel le voit et ça me faisait très peur au début.

« C'est un boss, va penser, mais ça, c'est un collègue. » En fait, ils sont fans. Hier, j'ai croisé par hasard un ancien collègue. Il me dit « je te suis sur LinkedIn, je vais acheter ça pour mon fils. » En plus, potentiellement, c'est des clients. Franchement, ça, c'est impressionnant parce qu'au début, je me disais qu'ils vont se dire « pourquoi elle fait ça ? ». Après, tu leur montres aussi évidemment que ton truc est sérieux.

Au début, peut-être qu'ils sont un peu perplexes et puis après, tu commences à vraiment créer quelque chose, avoir des retombées, etc. Ça commence à être sérieux. Mais c'est assez chouette. Je trouve que les gens perçoivent ça de façon plutôt positive.

Et ce n'est pas forcément ce qu'on imagine à l'origine. La peur des anciens collègues, je pense qu'elle est réelle. En vrai, elle devrait pas.

Oui, c'est ça. Mais comme tu as dit, c'est plus facile à dire qu'à faire.

Oui, c'est ça.

Et du coup, où est-ce qu'on peut te retrouver ? Peut-être sur les réseaux, ton site ?

Il y a un site qui s'appelle lespapillesvertes.com Tout attaché, lespapillesvertes.com Là, il y a un peu l'histoire du projet. Et puis évidemment, on peut acheter ce numéro. Après, j'ai un compte Instagram, les Papilles Vertes.

Et c'est surtout là-dessus. Et ensuite, je suis très présente aussi sur LinkedIn. Là, c'est à mon nom, Rose Mariton. Et j'essaie de poster régulièrement. Je n'ai pas du tout de calendrier, mais c'est selon les jours. Peut-être que je parlerai du pote quand même. 

Écoute, on te remercie pour le temps que tu as pris de pouvoir nous parler de ton projet, de ton parcours entrepreneurial.

Je pense que ça va inspirer beaucoup de personnes. Et puis, je te souhaite le meilleur pour la suite. Et on regardera sur LinkedIn les petites nouveautés. On suivra avec grand plaisir.

Merci beaucoup.

Merci à toi.

Si le podcast vous a plu et vous a inspiré, on vous invite à liker la vidéo et à nous suivre, car c'est le meilleur moyen de nous soutenir.

Notre forum de discussion

0 Commentaires

Actuellement actif : 0
Votre expérience est une ressource inestimable, partagez-la !
Loading
Quelqu'un rédige
This is the actual comment. It's can be long or short. And must contain only text information.
(modifié)
Votre commentaire apparaîtra une fois validé par un modérateur.
This is the actual comment. It's can be long or short. And must contain only text information.
(Modifié)
Votre commentaire apparaîtra une fois validé par un modérateur.
Charger plus
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Charger plus

Vous aimerez aussi...

31min

N°27 : NATACHA FINETTE, professeure de chant lyrique

Découvrir
40 min

N°26 : COQUILLETTES CLUB, l'éveil à l'alimentation

Découvrir
25 min

N°25 : RANAFOUT, une marque impertinente et féministe

Découvrir
18 min

N°24 : JOIE DU COMPOST, un lombricomposteur d'appartement

Découvrir